L’École des Fans - La prestation des Mauves sous la loupe de Kargamel

LUNDI, 13 SEPTEMBRE 2021, 15:56 - kargamel
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OPINIONS Kargamel vous propose ses cotations sans complaisance pour le match RSCA - KV Mechelen  de ce 12/09/2021. N'hésitez pas à les commenter et à nous transmettre les vôtres en cliquant sur « Juge l'équipe » dans la rubrique « Equipe » !

4,5. Van Crombrugge : Le dernier rempart mauve n'a cette fois pas été irréprochable, fort heureusement sans conséquences. S'il semble bien qu'il eût pu faire mieux sur les 2 buts encaissés, il ne s'est guère non plus montré rassurant dans l'une ou l'autre situation, confondant même parfois phlegme avec prise de risque excessive.

6,5. Hoedt : Pas toujours à l'aise en première période, il s'est toutefois révélé très précieux dans la limitation du trafic aérien aux abords de notre rectangle. Bonne seconde période avec notamment quelques trajectoires balistiques longue portée très précises.

6,5. Murillo : Parfois aux fraises à l'instar de toute l'équipe en première période. Amir s'est fait cueillir à plusieurs reprises dans son dos par ce diable de Storm. A retrouvé des couleurs vives quand le Sporting a enfin appuyé sur le champignon. Un assist et un but peu orthodoxe dans sa finition, ponctuent une prestation encourageante de notre Panaméen préféré.

7. Gomez : Sa perte de balle coupable et à la base de l'égalisation malinoise aurait pu l'atteindre et le conduire à l'écroulement. Loin de se décourager, il a remis l'ouvrage sur le métier délivrant, service compris, deux assists sur plateau d'argent à destination de Kouamé et Murillo. « Sombrero bajo » pour la réaction, Sergio.

6,5. Harwood-Bellis : Match sobre du jeune British qui impose son physique chaque fois qu'il le peut. Si son passing et sa prise de responsabilité doivent encore s'améliorer, son impact au duel est très appréciable. Même si le défenseur malinois s'est bien fait mener en Bateau, c'est bien notre Taylor qui a livré le nécessaire de couture à Raman pour tailler un costard au gardien des casernés.

6,5. Cullen :  Submergé comme tout l'équipage par les lames malinoises en première période, Josh a rayonné comme un phare après les citrons. Son retour en mode TGV à la 87me pour oblitérer un but tout fait alors que le marquoir affichait 7-1, en dit long sur le mental extraordinaire de notre Irlandais.

7. Olsson : Effacé et positionné trop bas en raison du culot malinois mais aussi de la timidité anderlechtoise, il a éclaboussé la rencontre de sa classe et de son intelligence de jeu dès que le Sporting a mis le pied sur le ballon. Le ponch astucieux servi à la louche par le Suédois a permis à Kouamé de se repaître de son premier coup en mauve et de remettre le Sporting aux commandes. Vraisemblablement le tournant du match.

5,5. El Hadj : Anouar, s'il n'a pas été particulièrement brillant, a rendu une copie honnête. S'il a parfois tendance à porter un peu trop le ballon et forcer un peu, il est aussi l'un de ceux duquel un éclair peut jaillir à tout moment. S'il perd parfois quelques ballons, il ne rechigne jamais à produire d'énormes efforts pour le récupérer.

6,5. Raman : Un exemple de combattivité et une maîtrise parfaite sur l'ouverture du score. Avec lui dans les parages, les défenseurs adverses n'ont pas à intérêt à se relâcher. Bateau l'a fait une fois en première période, il a pris l'eau. Espérons que sa blessure au mollet ne soit pas trop sérieuse.

5,5. Refaelov : Refa n'est pas parvenu à garder la tête de l'équipe hors de l'eau en première période. Mis en excellente position par Kouamé à la 15', son envoi, manquait trop de la lourdeur attendue de son soulier d'or. Par contre, la transversale de Coucke tremble toujours du missile que Lior a envoyé à la 65me. Son abnégation à arracher le ballon en mode Street Fight à 47me permis à Olsson de servir Kouamé pour le 2-1. En ce sens, il a montré la voie à suivre et c'est bien ce qu'on lui demande.

8. Kouamé : 2 buts mais pas que. Capable d'éliminer son adversaire direct par un crochet dévastateur tout en enchaînant une accélération fulgurante, l'Ivoirien possède cette percussion qui a si souvent fait défaut au Sporting à la pointe de son attaque. Bon finisseur hier, il s'est aussi révélé très utile dans son rôle de pivot au service des constructions collectives. Le garçon a des qualités, du volume et il marque. Son pedigree haut en couleurs n'est à l'évidence pas un fake.

7. Verschaeren : Le Yari qu'on aime et qu'on adore. Celui qui ose, qui virevolte et qui marque avec toute la classe qu'aucun amateur de foot sérieux n'oserait mettre en doute. Bon sang que son sourire nous fait du bien. Et quand la bouille de notre lutin s'illumine ainsi, c'est signe qu'il va bien. Ses stats laissent de moins en moins de place au doute, notre Yari devient un killer.

7. Amuzu : Pas certain que sa tignasse incendiaire soit du plus bel effet. Fort heureusement, son entrée fut aussi remarquée pour d'autres raisons : un but et un assist. Si à l'instar de Samson, notre Ciske puise sa force efficace dans sa chevelure, qu'il ne change rien. Je dirais même, que le blond lui va très bien 😉

NC Zirkzee : Un but en assist en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Kouamé a mis la barre haute. Joshua a semble-t-il compris qu'il devrait tout donner pour s'imposer. Tout bénéf pour le Sporting.

NC Ashimeru : Une belle action individuelle à son actif. A bout de course, dommage qu'il ait choisi le tir plutôt que la passe. Monté avec beaucoup d'envie.

NC Mykhaylichenko Content de revoir Bogdan.

Terrain : Excellentissime
Arbitrage de J. Lardot : Très bon malgré l'une ou l'autre petite erreur, sans conséquences.

Hommes du match : Kouamé aurait sans doute mérité seul, le titre honorifique cette semaine.

Cependant, votre serviteur accordera aussi une grande distinction au Public du Lotto Park et particulièrement à la Mauve Army, le Purple Heart et le DJ bien en voix.

C'était le grand retour du public dans notre Stade. Verre de bienvenue offert à tous, ambiance, petits drapeaux, fumigènes et animation d'avant match assurée par la Mauve Army, qui en guise d'uniforme, avait revêtu la combinaison intégrale antivirus.
Merci à eux pour le spectacle. Vraiment.

Les chants à la gloire de nos couleurs avaient résonné de toutes parts avant et tout au long de la première mi-temps. Les supporters avaient une faim de loup et se seraient jetés avec voracité sur le moindre coucou de Malines. Leur appétence en exploits mauves ne devait aucunement faiblir malgré la bouillie indigeste servie par ses protégés jusqu'à la pause. Ils furent récompensés de leur fidélité avec largesse.

Oubliée l'entrée de mauvais goût, dès le 2-1 des hors d'œuvres de Kouamé, le festin princier pouvait commencer.
Les bardes allaient s'en donner à cœur joie et la cervoise de couler ensuite sans discontinuer. Aux abords du Stade, on se serait cru, pour peu, au parc Astérix tant la fête battait son plein, n'en déplaise aux persiffleurs principautaires. Comme quoi, même des propos à priori déplaisants peuvent être tournés en compliments.

We are Anderlecht ! ;-)
 
7,5. Kompany :

La sélection du Prince était logique dans la perspective des enseignements de la bonne rencontre disputée à Genk.

L'Homme de Rio, Magallan, prenait place pour la toute première fois sur le banc des réservistes.

Si on pouvait regretter la présence d'un seul Nerpedien au coût d'envoi en la personne de El Hadj, aucun des joueurs présents sur la pelouse n'étaient vraiment contestables.
Autrement dit, mettre davantage de jeunes, d'accord mais à la place de qui ?
Pas si simple de répondre à cette question.

Le système en place était en tout cas celui auquel on est désormais habitué.

VK misait donc sur la continuité et c'est une décision que l'on peut parfaitement comprendre et ce d'autant plus, que l'adversaire du jour, s'il est souvent difficile à manier, n'était pas non plus l'épouvantail qu'il était jadis.

Le Sporting a, c'est le moins que l'on puisse écrire, livré une rencontre tout en dualité : 2 périodes, 2 physionomies diamétralement opposées et c'est finalement un grand classique depuis l'aube des temps.
Janus, le Dieu aux 2 visages s'y serait lui-même reconnu, à l'instar de l'odieux Mister Hyde et du bon Dr Jekyll ou encore, dans une version plus moderne, du côté obscur de l'empire et de la force des Jedi.

La première armure fut réellement désastreuse au point que même Pierrot le Fou n'eût crié au scandale si les représentants de la cité archiépiscopale avaient pris l'avance au marquoir.

Fort heureusement, la métamorphose aussi soudaine qu'attendue par tout un stade, eut lieu dans le bon sens en ce qui concerne les fans mauves.

Le Sporting est ainsi passé, sans emprunter l'escalier, des catacombes au belvédère en même temps que les pauvres Malinois effectuaient le mouvement inverse.

En toute honnêteté, puisque ce n'est pas à un vieux singe, même à l'entrée de l'hiver, qu'on apprend à faire des grimaces, j'avais imaginé que 2 changements au moins surviendraient pour changer la donne au retour des citrons.

Le Cerveau n'en fit rien. VK ne modifia ni l'effectif, ni son système et il semblait bien que la rencontre repartirait sur les mêmes bases.
L'inquiétude, voire la Peur sur la Ville de Bruxelles était bien palpable et Malines espérait bien y réaliser Le Casse du week-end.

Puis, il y eu cette phase, à priori anodine, Refaelov, en grand Professionnel qu'il est, arracha laborieusement un ballon, qu'il céda à Olsson qui, sans faire Le Guignolo, sortit une louche magique pour servir Kouamé qui, en Alpagueur habile, exploitait parfaitement la Cartouche. C'était presque un Hold-Up parfait.

La rencontre avait basculé.

L'Héritier de la tradition mauve avait vraisemblablement tenu le discours qu'il avait fallu à la pause.

Même si certains diront que VK a été aidé par la déconfiture des Sang et Or, vraisemblablement A Bout de Souffle ; pour peu que l'on accorde une efficacité quelconque à un briefing, recadrage ou remontage de bretelles, on doit bien conclure que le T1 avait influé sur le cours des évènements.

Rien n'est décidément Incorrigible après 45 minutes de jeu seulement !

La réaction doit incontestablement être portée au crédit de notre Magnifique.

Avec cette victoire précieuse, L'Animal légendaire du RSCA pourra donc poursuivre sereinement son Itinéraire d'Enfant Gâté à l'ombre de Saint-Guidon.

Toutefois, mon nez serait aussi long que celui de Cyrano si d'aventures, je disais que tout avait été parfait en cet après-midi d'été indien car la première période avait vraiment été digne des Misérables.

Pour une fois, La Scoumoune nous avait épargné et la victoire finale était somme toute Bébelle.
S'il n'y a pas de quoi jeter son Borsalino en l'air, il y a tout même lieu de se réjouir.

Ces 45 minutes de football Champagne suffiront-elles pour penser que le Sporting puisse redevenir l'As des As du football belge ?

Rien n'est moins sûr mais qu'on soit Flic ou Voyou, tout le monde a le droit de rêver.

Est-ce que j'ai  pas raison ?

COYM

Article dédicacé à Jeanke pour l'ensemble de son oeuvre au service du RSCA  et tous les supporters mauves présents hier au stade pour leur généreuse ferveur.

A Jean-Pol Belmondo qui m'a tant fait rire et rêver. Salut l'Artiste.

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