Les humeurs du Bomber. Le tiercé gagnant!

SAMEDI, 16 JANVIER 2021, 01:54 - Bomber
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OPINIONS

Si vous avez joué Boucaut, Wellenreuther et Lawrence, félicitations !

Vous avez remporté le tiercé gagnant.



Certains me reprochent d'être devenu trop consensuel dans mes commentaires et de ne plus être aussi incisif que par le passé.
Je pense qu'ils pourront se réjouir de cette humeur dans laquelle je ne mâcherai pas mes mots.
Et comme l'unanimité ne peut jamais être rencontrée, d'autres s'empresseront certainement de manifester leur profond désaccord avec mes propos.
C'est de bonne guerre et toute critique est intéressante du moment qu'elle n'est pas formulée avec agressivité et grossièreté.

En excluant Kemar lawrence, Alexandre Boucaut peut se targuer d'avoir été l'homme du match.
Par cette décision injuste, il a totalement bouleversé le cours d'une rencontre que le Sporting dominait totalement même s'il manquait juste des buts à notre bonheur.
Depuis un certain temps, je trouvais que Boucaut s'était amélioré, mais là on est revenu quelques années en arrière, à une époque où le referee était considéré comme un futur numéro 1 potentiel.
Las pour lui et pour le Sporting, sa gestion catastrophique des STANDARD-RSCA du 7 octobre 2012 et du 25 janvier 2015 allaient briser son envol.

Pour mémoire, en 2012, Anderlecht mène 0-1 à Sclessin. A trois reprises, le match sera interrompu.
Le plus excités parmi les fans liégeois iront jusqu'à mettre le feu au stade et les Rouches finiront par emporter une rencontre qui aurait dû se solder par un arrêt définitif et un score de forfait en faveur des Mauves.
Un peu plus de deux ans plus tard, c'est rebelote. Dans un stade chauffé à blanc où les ultras brandiront en toute impunité une banderole à l'effigie de Steven Defour décapité, ce cher Alexandre trouvera le moyen d'exclure Defour au mépris d'un minimum de psychologie dont aurait pu faire preuve un enfant de dix ans. In fine, le Standard l'emportera 2-0.

Manifestement, les vieux démons de Boucaut ont dû le hanter la nuit de jeudi à vendredi.
Il commença son abc du mauvais arbitre par l'attribution d'une carte jaune, pour simulation dans le rectangle, à l'égard d'un Michel Vlap qui doit toujours se demander pourquoi.
Certes, il n'y avait pas penalty, mais certains arbitres, qui n'ont jamais dû toucher un ballon de leur vie, ne comprennent pas que l'on peut perdre l'équilibre sans volonté de tricher pour autant.
Je vous ferai grâce des multiples erreurs d'interprétation qui émaillèrent la rencontre jusqu'à cette faute d'obstruction non sifflée sur Nmecha en fin de rencontre, peu de temps avant le 2-0, même si, j'en conviens, cela n'aurait probablement pas changé grand chose.
Et puis, il y a cette faute de Lawrence à la 36ème minute de jeu qui fit basculer la rencontre.
En brandissant le carton jaune sous le nez de notre capitaine, l'arbitre avait pourtant pris la décision qui s'imposait. Il n'y avait aucune méchanceté dans l'action, mais l'avertissement se justifiait par un excès de fougue et d'impétuosité dans le geste de l'Anderlechtois.
C'était sans compter l'intervention du VAR qui invitait Boucaut à aller visionner la phase. Ce dernier suivait l'avis de ses complices, je voulais dire collègues, chargés de la surveillance vidéo.
Qu'ils aient été mieux inspirés en n'intervenant pas est un euphémisme, mais qu'on ne me dise pas, comme certains n'ont pas hésité à le faire, que le ref était tenu de suivre leur avis. C'est totalement faux et le Sporting l'a éprouvé récemment suite à l'intervention du VAR qui estimait qu'il y avait un penalty, mais l'arbitre a maintenu sa décision.

Je sais que cette exclusion a déjà donné lieu à moult commentaires dans la soirée et qu'il y en a qui estiment que l'expulsion était légitime, mais un bon arbitre dispose - ou peut-être devrais-je écrire « disposait autrefois » - d'un feeling qui lui fait sentir le jeu.orsque je m'insurgeais contre une décision arbitrale en faisant référence à ce qui s'était passé pour une action similaire dans un autre match, mon père me disait toujours « les arbitres sont des hommes, pas des robots et leur décision peuvent donc varier ». Je lui répondais qu'il faudrait codifier davantage l'arbitrage et faire usage de la vidéo.Des années plus tard, je me rends compte qu'en ne laissant quasiment plus de possibilité d'interprétation aux hommes en noir, l'arbitrage s'est effectivement robotisé et que ce n'est pas une réussite. Quant à la vidéo, j'ai attendu 30 ans pour en voir l'utilisation et je ne suis pas convaincu que c'est mieux qu'avant.
Pour en revenir à Boucaut, que je n'ai franchement pas envie d'appeler Monsieur, celui qui aime poser comme un imperator romain et qui avait pour ambition d'atteindre les sommets de l'arbitrage belge et international ne sera jamais qu'un arbitre médiocre de la Jupiler league qui a souvent provoqué l'ire des joueurs et des supporters de Liège à Bruges en passant par Bruxelles.

Sans nul doute, Timon Wellenreuther mérite quant à lui la deuxième place sur le podium.
J'ai pourtant défendu plusieurs fois le substitut d'Hendrik Van Crombrugge qui a souvent fait l'objet de nombreuses critiques, mais cette fois, le Teuton s'est surpassé. On avait déjà eu l'occasion de constater sa propension à sortir de son but de manière intempestive, mais pourquoi a-t-il décidé de foncer dans la mêlée comme un kamikaze sur la phase qui allait amener le premier but des Eupenois ?
Quelques minutes plus tard, il restait par contre figé sur sa ligne et se ramassait un ballon entre les jambes. Deux actions de toute beauté qui méritaient une note artistique très élevée. A son arrivée, on avait comparé le brave Timon à Manuel Neuer, mais force est de constater qu'il y a une fossé, un gouffre, un abîme entre les deux hommes.

Je décerne enfin la troisième marche du podium à Kemar Lawrence.
J'avais déjà tremblé quelques fois en voyant sa manière de se lancer sur le ballon et en me disant « ouf, il n'a pas touché l'adversaire ! », mais il fallait bien que cela arrive un jour.
Je n'ai pas changé d'opinion en cours de rédaction de cette chronique et je persiste à penser que son intervention ne méritait absolument pas une exclusion.
Je partage l'opinion de Vincent Kompany qui expliquait, à l'issue de la rencontre, que le football est de plus en plus rapide et engagé, mais ce que Vincent a oublié, c'est que l'arbitrage belge est très différent de l'anglais et en Belgique, si tu touches l'adversaire au terme d'un mouvement un peu trop physique, le verdict est souvent coloré de rouge.
Notre back gauche aurait dû freiner ses ardeurs, mais c'est un joueur très « physique » et c'est toujours facile à exprimer quand on est sur un clavier ou l'écran d'un smartphone.

J'ai pu constater dès la fin du match que beaucoup rejettent la faute, une fois de plus, sur Kompany, mais ce n'est pas Vincent qui a commis la faute, ce n'est pas lui qui rate l'immanquable devant le but, ce n'est pas lui qui sort de son goal pour aller chasser les papillons et ce n'est pas lui qui arbitre comme un robot déréglé.

En attendant, tout est à refaire et le moral a dû en prendre un coup.
Quand je repense à ceux qui me disaient encore il n'y a pas si longtemps « c'est facile d'être supporter d'Anderlecht ! ».
Décidément, tout fout le camp !



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